Prose du bitume

rue de l'avenir

En avez-vous assez d’écrire dans un espace confiné ? L’écran de votre ordinateur ne vous inspire plus ? La feuille de papier est trop blanche et trop vide ? Tous vos crayons sont cassés et ils n’ont plus aucun goût ? Vous n’aimez plus vos stylos ? Vous avez envie d’essayer autre chose ? Vous aimez les projets un peu farfelus et vous n’avez pas peur du ridicule ?

Vous êtes au bon endroit.

Ici je vous invite à descendre dans la rue et explorer les potentialités du bitume. Révéler la poésie des rues, si vous voulez, mais sans forcément faire des rimes ni composer des alexandrins.

Pour ce faire, je vous propose de procéder de la façon suivante :

A. Précisons avant tout les besoins :

– petit carnet et crayon (ou stylo, peu importe)

– appareil photo

– une bonne doudoune (froid de novembre oblige)

– le plan de la ville où on habite (ou du village, mais il est vrai que ce sera peut-être plus facile pour les citadins, vu qu’une ville, c’est plus grand qu’un village et qu’il y a donc, dans une ville, plus de rues que dans un village)

B. Consignes :

  1. Regarder attentivement le plan de sa ville. Surtout l’index des rues. Repérer cinq rues dont le nom vous parle, dont le nom sonne joli ou vous semble particulièrement poétique. Une rue qui vous fait rêver ou que vous aimeriez habiter ou qui vous donne envie tout simplement d’aller voir ce qui s’y trouve ou ce qui s’y passe.
  2. Organiser les dites rues dans un ordre qui dépend de votre bon plaisir (mais qui déterminera par la suite l’ordre des textes).
  3. Aller dans la première rue. Prendre une photo du panneau (bleu en France) où le nom de la rue est indiqué, pour illustrer le futur texte.
  4. Parcourir la rue de long en large et de long en travers.[1] Observer attentivement le trottoir, les maisons, les gens. Humer consciencieusement l’air. Ramasser éventuellement un objet quelconque par terre (ça peut être tout et n’importe quoi, dans les limites de l’hygiène).
  5. Se placer sous le panneau (bleu en France) qui indique le nom de la rue et regarder l’heure.
  6. Sortir carnet et crayon (ou stylo, peu importe) et écrire, pendant cinq (maximum dix) minutes, tout ce qui vous passe par la tête en lien avec cette rue, tout ce que ladite rue vous inspire, en incluant éventuellement à la fin, au milieu ou bien au début le fameux objet trouvé par terre, son histoire inventée ou tout simplement sa description.
  7. Rentrer chez soi, boire un café bien chaud pour se réchauffer (ou thé ou bien tisane ou même chocolat chaud, selon les goûts), mettre tout ça au propre et nous faire part de ses productions.

[1] On peut aussi, dans ladite rue, s’étaler par terre, fumer une clope, se rouler dans l’herbe, faire des pompes ou des génuflexions, danser le flamenco, déclamer un sonnet, à chacun ses goûts, ses inspirations et sa forme physique.

9 réflexions sur “Prose du bitume

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