Les détritus

Collage sur le dos d’un vieux poster : bouts de plastique (6), de caoutchouc (1), de cuir (1), de métal (1), ticket d’avion, emballage de sachet de thé, morceau de serviette en papier, carte de jeu (joker), boucles d’oreille (3), bouton, boîte d’allumettes, carte de visite, cure-dent avec rond de papier intitulé « A POINT », aimant, emballage de smarties, CD petit format intitulé « Piaget – Black Tie », carte de rechargement de téléphone portable, lettre D en plastique blanc, tickets de bus (2), prospectus divers (4), morceau de polystyrène, morceau de puzzle, citation trouvée dans une papillote, morceaux de métal (2), carte d’anniversaire, morceau de tissu avec un objet non-identifié à l’intérieur portant l’inscription « REMOVE BEFORE WEARING/ENLEVER AVANT DE PORTER », carte de jeu avec une flèche et un grand 9, rond en papier portant l’inscription « Leffe », bandeau en papier portant le nom OLIVIER, autocollant avec l’image d’une grenade.

Adina Hlincea, artiste dont la renommée dépasse maintenant les frontières de la France, est originaire du Kazakhstan. Arrivée en France en 2004 à l’âge de 22 ans, elle est admise à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris où elle se fait vite remarquer grâce à ses créations originales qui réinventent le regard sur le monde du quotidien. Dans ses œuvres, elle utilise souvent des supports inattendus, issus de la vie urbaine contemporaine, comme en témoigne le collage Les détritus.

Cette œuvre, comme son nom l’indique, joue avec les possibilités créatrices que peuvent avoir les objets perdus ou jetés dans les rues de nos villes. Si l’idée n’est pas révolutionnaire, la manière dont l’artiste a rassemblé ces divers fragments apporte un regard nouveau sur notre quotidien. Le nombre impressionnant d’objets qui y figurent fait la preuve d’un acharnement presque maniaque sur tout ce que la ville d’aujourd’hui jette et rejette. On voit presque l’artiste en train de flâner dans les rues de Paris, la tête baissée, se penchant de temps en temps afin de cueillir l’une ou l’autre de ces pièces si minutieusement collées ensemble.

C’est en même temps une réflexion sur le hasard et le temps. C’est aussi, d’un certain point de vue, une œuvre autobiographique. Chacun d’entre nous pourrait à la rigueur faire un collage pareil, mais l’œuvre finale ne pourra jamais être la même. Cependant, on a envie de se prêter au jeu, d’essayer, d’explorer nos  rues et d’interroger le hasard.

Pour en savoir plus, voir le site de l’artiste : www.enviedecoller.com

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